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Si l'économie et la finance mondiale ne se sont pas encore totalement
écroulées, c'est grâce à la grande bonté du Chinois qui accepte
de continuer l'approvisionnement à vil prix des auges occidentales.
En
contrepartie, le Chinois n'exige pratiquement rien, sinon pour le
principe, quelques milliards de ce dollar dont il est bien placé
pour savoir qu'il a désormais pour seule valeur le crédit qu'il
veut bien lui accorder et qui lui permet pour le moment tout au
plus de s'offrir ça et là quelques joyaux stratégiques de demain.
Son
éducation orientale le pousse même à accepter l'hébergement de l'outil
industriel de la planète sur son propre sol en échange d'un simple
transfert de technologie.
Mais,
le Chinois s'interroge :
- A part leurs armes principales qu'ils m'ont déjà livrées, que
peuvent-ils encore m'apporter ? - Pourquoi préfèrent-ils le rôle
de la souris dans le jeu du chat et de la souris ?
- Pourquoi ce suicide occidental collectif ?
Puis le Chinois devient perplexe.
Si je croque la souris, avec quoi vais-je me distraire ensuite ?
Enfin le Chinois se lasse.
Même le chat finit par se lasser et par donner le coup de dent ou
le coup de patte fatal.
Un jour, le Chinois finit par tirer le tapis.
- Est-ce par lassitude ? - Par pitié ?
- Rien que pour voir à quelle vitesse ça dégringole ?
- Pour entendre le bruit ?
- Parce que c'est dans l'ordre naturel des choses ?…
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