Quand il s'agit de saisir des opportunités ou de prévenir les risques sur le marché boursier...


... Les recommandations ou les audits de tiers sont moins fiables que les modèles d'Elliott exprimés par les cours.

 

 

Au Royaume de l'Absurde...

par Jean-Marie Grégoire

Le sentiment d'optimisme domine toujours, bien que les actions soient à l'évidence surévaluées.
Nous souhaitons rappeler la signification de certains ratios tant il est manifeste que le virtuel remplace la réalité.

Quel banquier acceptera de cofinancer l'achat d'une petite entreprise au prix de 21 à 23 ans de bénéfices ?
C'est pourtant ce qu'il fait avec les plus grosses, et ce qu'il recommande de faire, lorsqu'il propose à l'heure actuelle d'investir dans des SICAV et autres FCP gérés par lui. D'ailleurs, est-il prêt à vous prêter les fonds sans garantie personnelle pour ce faire ?
Vous devriez lui poser la question !

Il s'agit ici de multiples qui sont parmi les plus raisonnables (ou plus exactement les moins aberrants), nous ne parlons pas des PER de 37; 43; ou de ratios tels que 10 fois le chiffre d'affaires.

Payer une entreprise 10 fois son chiffre d'affaires, est devenu une excellente affaire puisque telle autre a été payée 15 fois !
Avec un tel raisonnement, il est surprenant de s'arrêter en si bon chemin !

Comme disait un célèbre animateur de télévision... le monde "est fou, fou, fou...!". Non ?

Il paraît désormais utile de rappeler qu'acheter une action avec un PER de 37, signifie qu'il faudra réaliser ce même niveau de bénéfices pendant 37 ans pour la payer ! Qui peut dire ce que sera le niveau de résultats d'une entreprise dans 37 ans ?
Certaines (et pas parmi les plus petites) ne sont même pas capables d'annoncer à 20% près leur chiffre d'affaires du prochain semestre!

Le seul point rassurant est que certains l'ont bien compris, qui paient leurs cibles en échange de papier. La valeur estimée par le marché devient fictive et seule compte la proportion des cours des actions ainsi échangées. L'absurdité de certaines valorisations actuelles se traduit d'ailleurs dans la volatilité...

Le nouveau capitalisme, où non seulement les décideurs ne sont pas les payeurs et semblent au contraire rémunérés proportionnellement aux risques, permet ainsi des surenchères dont nous serions surpris qu'elles ne soient pas sanctionnées un jour. Mais qui sera le plus sanctionné?

Surtout, vous qui constatez la pertinence du Principe des Vagues, n'oubliez pas ceci:

Le marché ne crée pas l'humeur sociale, c'est l'humeur sociale qui fait le marché....

Or l'humeur sociale est changeante... Elle évolue par vagues. Et chaque vague est corrigée selon son degré.